THYM sommité fleurie

Thymus vulgaris

Botanique

Depuis plus de 12000 ans, le thym accompagne la vie quotidienne des hommes, tant pour ses usages médicinaux que culinaires. Les Sumériens et les Egyptiens de la haute Antiquité l’utilisaient pour embaumer les morts. Chez les Romains, le thym était brûlé pour purifier l’air et éloigner les animaux nuisibles. De nos jours, en Europe, le thym fait partie des plantes les plus fréquemment recommandées contre la toux et l’inflammation des voies respiratoires.

Le thym est un sous-arbrisseau touffu et dressé, pouvant atteindre 40 cm de hauteur, à tiges fortement ramifiées, ligneuses et tortueuses à la base.
Les feuilles sont de petite taille, opposées, lancéolées ou linéaires. Les fleurs sont regroupées par 2 ou 3 en glomérules ovoïdes. Le fruit est un tétrakène qui renferme à maturité 4 minuscules graines brun clair à brun foncé.
Le thym se développe dans des zones ensoleillées sur sols calcaires ou argileux non détrempés.
On le retrouve dans les régions méditerranéennes, de l’ouest de l’Europe au sud de l’Italie. Les sommités fleuries sont utilisées en thérapeutique.

Principales indications

En rapport avec ses propriétés sur les voies respiratoires

  • Bronchite aigue avec toux grasse ou sèche
  • Bronchite asthmatiforme
  • Toux à composante allergique 
  • Toux irritative, traînante 

En rapport avec ses propriétés anti-infectieuses 

  • Inflammation des muqueuses 
    • De la bouche et des gencives : gingivite, parodontite
    • Du pharynx : pharyngite 

En rapport avec son activité au niveau digestif 

  • Troubles fonctionnels gastro-intestinaux à composante infectieuse 
  • Dysepsie
THYM sommité fleurie

Principales propriétés pharmacologiques

Activité sur les voies respiratoires

En Allemagne, la commission E considère le thym comme un bronchospasmolytique, expectorant et antibactérien.
Il est utilisé en cas d’encombrement des voies respiratoires supérieures et dans les symptômes de bronchite.
In vivo sur des cochons d’Inde, un extrait aqueux de thym présente un effet relaxant sur les muscles lisses de la trachée comparable à celui de la théophylline1. Cet effet est lié à son action sur les récepteurs adrénergiques β22.

Activité anti-infectieuse

In vitro, un extrait aqueux de thym diminue l’adhérence de Streptococcus mutans aux cellules épithéliales buccales3. Toujours in vitro, l’huile essentielle de thym présente une activité antifongique sur Candida spp4.

Activité anti-inflammatoire 

In vitro sur des lignées de macrophages, le thym inhibe la production de monoxyde d’azote induite par le LPS et l’IFN-γ5. L’acide rosmarinique est un anti-inflammatoire in vitro et in vivo, inhibant la biosynthèse des prostaglandines6.
L’ ESCOP (European Scientific Cooperative On Phytotherapy) reconnaît l’utilité du thym pour le traitement de l’inflammation des muqueuses de la bouche et des gencives.

Activité hépatique 

Les feuilles de thym et plus particulièrement le thymol et la carvacrol, sont des inducteurs des enzymes de phase I et II chez la souris7.

Activité au niveau digestif 

L'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) souligne que la pharmacopée européenne fait mention du thym pour traiter les dysepsies et d'autres troubles gastro-intestinaux. 

Activité anti-oxydante

In vitro, certains composés de la feuille de thym inhibent la péroxydation lipidique microcosmale et mitochondriale induite par le fer8.

Associations de plantes avec THYM sommité fleurie

Aucune connue à ce jour.

Effets secondaires

Aucun connu à ce jour.

Toxicité

Aucune connue à ce jour.

Précautions d'emploi

Déconseillé aux enfants de moins de 12 ans et aux femmes enceintes.

Contre-indications

Aucune connue à ce jour.

Interactions médicamenteuses

Aucune connue à ce jour. 

Ces données, non exhaustives, sont issues de la littérature scientifiques. Elles peuvent être amenées à évoluer dans le temps en fonction de nouvelles données

Références bibliographiques

Afficher les références bibliographiques

1. BOSKABADY M.H. et al.; Relaxant effect of Thymus vulgaris on guinea-pig tracheal chains and its possible mechanism(s). Phytotherapy Research; 2006; 20(1): 28-33
2. WIENKOTTER N. et al.; The effect of thyme extract on beta2-receptors and mucociliary clearance.
Planta Medica; 2007; 73(7): 629-35
3. HAMMAD M. et al.; Inhibition of Streptococcus mutans adhesion to buccal epithelial cells by an aqueous extract of Thymus vulgaris. Int.J.Dent. Hyg.; 2007; 5(4): 232-5
4. PINAZ-VAZ C. et al.; Antifungal activity of Thymus oils and their major compounds. J.Eur. Acad. Dermatol.
Venereol.; 2004; 18(1): 73-8
5. VIGO E. et al.; In vitro antiinflammatory effect of Eucalyptus globulus and Thymus vulgaris: nitric oxide inhibition in J774A.1 murine macrophages. J.Pharm. Pharmacol.; 2004; 56(2): 257-63
6. WICHTL M. et ANTON R.; Plantes thérapeutiques : tradition, pratique officinale, science et thérapeutique.
3e édition ; Tec&Doc ; 1999
7. SASAKI K. et al.; Thyme (Thymus vulgaris L.) leaves and its constituents increase the activities of xenobiotic-metabolizing enzymes in mouse liver. J.Med.Food; 2005;8(2): 184-9
8. HARAGUCHI H. et al.; Antiperoxidative components in Thymus vulgaris. Planta Medica; 1996; 62(3): 217-21