
Robert Anton, naturopathe combine avec bonheur l’homéopathie, la phytothérapie et la micronutrition. Pour lui, ces éléments, qu’il faut savoir associer à bon escient, sont complémentaires.
LPEV : En quoi consiste exactement le métier de naturopathe ?
Robert Anton : La naturopathie consiste à rétablir la santé dans toutes ses composantes avec des méthodes naturelles dans une dimension holistique. La santé est un état d’adaptation parfaite face aux changements environnementaux, qu’ils soient climatiques, nutritionnels ou psycho-émotionnels. Quand on est en pleine santé, on peut traverser les agressions climatiques, nutritionnelles et psycho-émotionnelles dans un calme « olympien ».
Notre patrimoine génétique (le terrain) que nous recevons à la conception détermine notre potentiel d’adaptation à notre environnement. Si le terrain est à risque, un dérèglement peut s’installer et l’individu deviendra plus sensible aux maladies. Rétablir la santé peut consister alors à rétablir l’équilibre du terrain.
LPEV : Comment les compléments alimentaires vous aident-t-ils à mieux préserver le capital santé de vos patients ?
R.A. : Les compléments alimentaires complètent les déficits nutritionnels de l’assiette. La phytothérapie vient rétablir notamment une physiologie déréglée.
LPEV : Quels sont les troubles, qui reviennent le plus souvent, auxquels vous essayez de remédier ?
R.A. : Je vois beaucoup de troubles fonctionnels digestifs avec tout ce qui y est associé, des problèmes de gestion du stress ou des troubles hormonaux qui sont de nos jours en augmentation. Ainsi les demandes sont variables et concentrées sur certaines périodes. Si j’ai réussi à résoudre les problèmes d’un patient, le bouche-à-oreille fait son effet.
LPEV : Pouvez-vous nous en dire plus sur le déroulé d’une consultation ?
R.A. : Le premier rendez-vous est toujours le plus long et permet de faire le bilan complet du patient (antécédents médicaux et familiaux en particulier pour comprendre l’origine des troubles). Puis je me penche sur la demande du patient et nous établissons le traitement le plus adapté.
Au second rendez-vous, un mois et demi à deux mois après, nous faisons le point sur les améliorations puis nous adaptons le traitement si nécessaire.
LPEV : Avez-vous l’impression que les gens sont plus sensibles à ce type d’accompagnement aujourd’hui qu’avant ?
R.A. : Oui, car si ces approches existent depuis plusieurs années, aujourd’hui de plus en plus de personnes s’intéressent aux médecines naturelles.
LPEV : Vous-même, comment voyez-vous l’avenir de cette nouvelle méthode de soin ?
R.A. : Depuis la nuit des temps, les plantes ont pu soigner les hommes. Chaque jour nous découvrons de nouvelles vertus aux plantes répertoriées et de nouvelles plantes aux propriétés très intéressantes. La phytothérapie est loin d’avoir dit son dernier mot….
Retrouvez également l’interview de Nicole Triper, Naturopathe
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